Chirurgie maxillo-faciale

Reconstruction et Greffes Osseuses

L'extraction d'une ou plusieurs dents entraîne une lente atrophie (perte) de l'os de support de cette ou ces dents.   Il est donc parfois nécessaire de recréer le volume osseux perdu avant de mettre en place un implant dentaire.   Un examen exhaustif de votre bouche jumelé à une analyse radiologique en 3 dimensions permettra de déterminer si une greffe osseuse est nécessaire avant de mettre en place un implant dentaire.


Plusieurs techniques et matériaux peuvent être utilisés selon le site à greffer, le volume à régénérer ainsi que les particularités propres du patient.   Les chirurgiens et chirurgiennes de la clinique Maxillo-Mauricie optent plus fréquemment pour des matériaux de greffe osseuse synthétiques afin d'éviter les inconforts liés au prélèvement d'os chez leurs patients.  Ils peuvent aussi maximiser les résultats des greffes osseuses en additionnant des facteurs de croissances du  patient bénéficiant de la greffe (via  une prise de sang). 

Il est toutefois parfois nécessaire d'utiliser une greffe osseuse provenant du patient.  Lorsque nécessaire, les chirurgiens  et chirurgiennes de la clinique Maxillo-Mauricie sont qualifiés pour effectuer l'ensemble de ces prélèvements osseux.

Il est à noter que les greffes osseuses peuvent être couvertes (payées) par la Régie de l'Assurance Maladie du Québec lorsqu'elles sont effectuées en centre hospitalier. Les chirurgiens et chirurgiennes de la clinique Maxillo-Mauricie sont tous membres actifs des hôpitaux du CIUSSS-MCQ.

Finalement, il faut savoir que les chirurgiens et chirurgiennes de la clinique Maxillo-Mauricie tendent à minimiser le recours aux greffes osseuses par l'utilisation d'implants au design novateur et de techniques minimalement invasives. Cela a pour but non seulement de diminuer l'inconfort lié à la chirurgie mais également de maximiser les chances de succès du traitement en éliminant les risques de complications imputables aux procédures de greffes osseuses.

Chirurgie Orthognatique

Lorsque les dents ne ferment pas parfaitement bien ensemble, on parle d'une malocclusion.  Il existe deux types de malocclusion.  Le premier type est celui où les dents ne sont pas bien alignées sur les mâchoires.  Il s'agit d'une malocclusion purement dentaire.  Ce désordre se traite uniquement à l'aide d'appareils orthodontiques, amovibles ou non, confectionnés par un orthodontiste ou un dentiste.  Le deuxième type est celui où non seulement les dents ne sont pas bien alignées sur les mâchoires, mais celui où également les mâchoires ne sont pas bien alignées l'une par rapport à l'autre.  Il s'agit d'une malocclusion dento-squelettique.  La mâchoire du bas (la mandibule) peut parfois être reculée par rapport à la mâchoire du haut (le maxillaire).  Dans ce cas, il s'agit d'une malocclusion de classe II (rétrognatie).   Lorsque la mandibule est avancée par rapport au maxillaire, il s'agit d'une malocclusion de classe III (prognatie).  Afin de corriger les malocclusions dento-squelettiques, un traitement combiné d'orthodontie et de chirurgie consistant à aligner les mâchoires est nécessaire.  On parle alors de chirurgie orthognatique.


Afin de corriger le désalignement des mâchoires et d'améliorer le profil du patient, plusieurs types de chirurgies existent.  Il s'agit de la chirurgie du maxillaire (ostéotomie LeFort I), de la chirurgie d'expansion palatine rapide assistée par chirurgie (EPRAC), de celle de la mandibule (ostéotomie sagittale mandibulaire bilatérale (OSMB)) et celle du menton (génioplastie).   La chirurgie orthognatique fait partie des modalités de traitement de l'apnée du sommeil.  Lorsqu'un traitement combiné d'orthodontie et de chirurgie orthognatique est nécessaire, l'orthodontiste ou le dentiste traitant se doit tout d'abord d'aligner les dents sur les mâchoires, puis le chirurgien maxillo-facial peut alors procéder aux interventions chirurgicales nécessaires afin de corriger la malocclusion du patient. 

Les chirurgies consistant à aligner les mâchoires sont effectuées sous anesthésie générale en milieu hospitalier.  Suite à une période d'observation, les patients peuvent quitter l'hôpital le lendemain ou le surlendemain de leur intervention.  Dès la sortie de la salle d'opération, les mâchoires sont guidées dans leur nouvelle façon de fermer ensemble grâce à des élastiques.  Les mâchoires ne sont plus fixées ensemble de manière rigide avec des fils métalliques comme il y a une trentaine d'années.  Les patients se doivent de respecter une diète molle lors de la période de convalescence.  Ils bénéficient d'un suivi de la part du chirurgien de même que de l'orthodontiste ou du dentiste traitant tout au long de la période de guérison. 

Traumatologie

Traitement des fractures impliquant le visage. 

L'intervention se déroule le plus souvent sous anesthésie générale, en centre hospitalier. 


Selon l'ampleur de la procédure, une hospitalisation est parfois nécessaire (une à deux journées).

Pathologie maxillo-faciale (tumeurs et kystes)

Traitement des lésions (tissu dont l'apparence diffère de la normale) impliquant les mâchoires et les gencives.  L'intervention se déroule le plus souvent sous anesthésie générale, en centre hospitalier. 


Une hospitalisation est rarement nécessaire.  Il s'agit donc d'une chirurgie d'un jour. Les petites lésions se traitent très bien sous anesthésie locale (avec ou sans sédation consciente), à la clinique. 

DÉSORDRES TEMPORO-MANDIBULAIRES

Traitement des troubles de l'articulation de la mâchoire, ainsi que des muscles et des ligaments qui l'entourent.  Dans certains cas, une intervention sous anesthésie générale ou sédation consciente doit être envisagée.  Elle se déroule alors au bloc opératoire, en centre hospitalier. 

Une hospitalisation est rarement nécessaire.  Le patient retourne donc à la maison le jour même de l'intervention, si les circonstances le permettent.

Douleurs Oro-Faciales

Douleurs associées aux tissus durs et mous de la tête, de la face, du cou et de l'ensemble des structures intra-orales.  Le traitement nécessaire est très variable et peut inclure, selon le cas, une modification des habitudes de vie, un traitement pharmacologique (médicament), une intervention chirurgicale...